“Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf...”
 
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 Le contexte.

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Oscar Arcane
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MessageSujet: Le contexte.   Lun 27 Aoû - 0:31

« Promenons-nous dans les bois,
Tant que le loup n'y est pas.
Si le loup y était,
Il nous mangerait.
Mais comme le loup n'y est pas,
Il nous mang'ra pas.
»


Et pourtant, non, ce n’était pas un enfant qui chantait dans ce que tous appelaient « le Garage ». Non, c’était plutôt un grand gamin dégingandé,un petit gars qui devait avoir la vingtaine, tout au plus. Pourtant, le blondinet avait beau chanter sans cesse le même refrain, personne ne le sermonnait. Il ne récoltait que quelques regards assassins, qu’il ne remarquait pas du tout, soit dit en passant. C’était peut-être quelqu’un d’important… Il était assis par terre et était en train de bidouiller une sorte de grosse boussole électronique. Il s’arrêta de chanter et tenta de siffler l’air de la comptine. Mais il ne savait pas vraiment siffler alors il se tut et tira la langue, visiblement concentré sur son travail. Malgré tout, ce fut lui que l’étranger choisit de déranger, abandonnant ses compatriotes que l’on menait au quartier résidentiel d’Eyyckau. Ils avaient tous l’air sympathique, là-dedans. Mais le blondinet dégageait une sorte de puissante énergie positive. Bon, en bref, sa tête lui revenait bien.

L’étranger, les mains derrière le dos, s’écarta discrètement de la colonne de réfugiés que les Gahéaans avaient gentiment pris en main. Il s’approcha du petit gars et s’éclaircit la voix avant de parler :

« Heu… Bonjour ! »

Le blondinet leva le nez de son travail et regarda l’étranger, l’air hagard. Il parut réfléchir un instant.

« Ah ! Vous êtes l’un des extra-gahéaans dont la navette s’est écrasée aujourd’hui ? Pas de perte au moins ? »

Le gamin avait un grand sourire. L’étranger lui sourit en retour.

« Non, tout va bien, merci de votre sollicitude.
- Mais c’est normal !
»

Il fit un petit signe amical de la main.

« Mmh… Je peux vous poser quelques questions ?
- Bien sûr !
- Nous venons d’arriver sur cette planète alors que nous ignorions jusqu’à son existence, alors pardonnez-moi si mes questions vont vous paraître ridicule…
- Je… Je ne vois pas trop pourquoi vos questions me paraîtraient ridicules, mais allez-y !
- Vous appelez donc cette planète Gahéa. Votre technologie semble plutôt avancée et pourtant Gahéa semble quasiment déserte. Pourquoi ?
- C’est l’apocalypse…
»

L’étranger fronça les sourcils, ne comprenant pas. Le blondinet fronça les sourcils à son tour et reprit :

« En fait, l’apocalypse c’est… C’est un très vieux truc religieux, je crois. Normalement, c’est quand tous les humains, ceux de Gahéa, en tout cas, meurent. Et bien c’est ça qui s’est passé. Sauf qu’il y a eu quelques survivants. Et voilà le travail. »

L’étranger en resta bouche bée.

« Mais… Concrètement, qu’est-ce qui s’est passé ? »

Le jeune homme haussa les épaules.

« On ne sait pas. Il y a très longtemps, on disait, pour plaisanter, que c’était James Bond qui n’avait pas réussi sa mission. Mais on a oublié pourquoi. On ne sait même pas qui c’est ce James Bond… C’était sans doute quelqu’un de très important pour qu’on se souvienne encore de son nom… »

L’étranger resta silencieux un instant.

« D’accord. Autre chose : nous parlons quasiment la même langue, c’est assez extraordinaire, vous ne trouvez pas ?
- Euh… Si… Peut-être… Je sais pas. Mais nous, nous parlons un dialecte dérivé du Gibraens. Comme ces crapules essaient de nous envahir, c’est mieux de connaître leur langue.
- Je comprends mieux. Ce sont donc les Gibraens qui ont dû abattre notre vaisseau… Mais, il y a quelque chose qui cloche…
»

Le gamin lança un regard interrogatif à l’étranger.

« Les Gibraens essayent de vous envahir, mais… Ils n’ont pas réussi ?
- Et bah… Non.
»

L’étranger était ébahi. Ces gens, au bord de l’extinction, sur une planète hostile, avec de faibles moyens, des armes faîtes de bric et de broc, arrivaient à résister aux Gibraens ? Putain de bordel de merde ! Mais toute la galaxie devait être au courant de ça. C’était le meilleurs signe d’espoir qu’on pouvait trouver !
Voyant l’effet de sa réponse, le blondinet pensa qu’il était préférable d’ajouter quelques précisions :

« Mais il faut savoir que le terrain nous est favorable quand on sait se débrouiller un peu. Déjà, les droïdes Gibraens ne savent pas grimper aux arbres : nous avons donc construits un village dans les arbres. »

Et merde ! Pourquoi personne n’y avait pensé ? Pourtant, c’était tellement simple !

« Après, on ruse, on se débrouille… On fait rien d’extraordinaire. »

Sceptique, l’étranger ne pouvait s’empêcher d’admirer le courage des Gahéaans. Mais le jeune homme ne le remarqua pas.

« Je ne sais pas comment ça se passe sur les autres planètes. Mais je sais que lorsque les Officiers Gibraens sont affectés ici, c’est un petit peu comme si on les envoyait au bagne, ou comme si on cherchait à les mettre au placard, à l’écart. D’après ce que j’ai compris, Gahéa est une planète assez isolée par rapport aux autres mondes habités. En tout cas, les Officiers sortent rarement de leur base. Ce sont leurs machines de guerre qui parcourent la planète pour nous attaquer.
- Je ne veux pas donner de mauvaises idées, mais… Personne n’a jamais eu envie de se rendre, d’arrêter les combats et de se soumettre aux Gibraens ?
- Non… Ils nous attaquent. Je ne pense pas que cela signifie qu’ils nous traiteront bien si on se rend.
»

Chose curieuse, le jeune homme blond ne semblait pas du tout ironique. Il disait cela de manière très naturelle.

« Vous avez raison. Ils n’ont pas le droit de s’approprier votre planète. J’ai encore quelques questions. Je n’ai vu aucun vestige d’une ancienne civilisation en venant ici, c’est normal ?
- Je ne sais pas si c’est normal, mais, en effet, il n’y en a pas. L’apocalypse a laissé la planète totalement vierge, comme si tout recommençait. Et encore, je crois que la planète était moins hostile, avant. Il a dû y avoir quelques dérèglements climatiques. Il ne reste plus que la nature, nous, les Gibraens et ce que nous avons construit.
- Une dernière question : le fait que les Gibraens soient polymorphes ne vous gêne pas ?
»

Le blondinet ouvrit de grands yeux ronds.

« Ils sont polymorphes ? C’est surprenant. Ici, ils ne changent pas de forme…
- Tiens… C’est curieux, ça… Euh… Et bien merci de m’avoir renseigné. Ca fait plaisir de voir votre bonne humeur, à tous.
»

L’étranger se retourna et se rendit compte que tous ses compatriotes avaient disparu. Il se tourna de nouveau vers le jeune homme.

« Excusez-moi de vous interrompre une nouvelle fois. Mais, euh… Vous pourriez me guider jusqu’au quartier résidentiel ? »

Le garçon se leva d’un bond avec un énorme sourire et rangea sa boussole dans une grande poche de son pantalon.

« Bien sûr ! Vous me parlez de votre monde ? »

Tandis que le blondinet le guidait au travers des rues animées d’Eyyckau, l’étranger décrivait la merveilleuse République où il était né. Il put constater que lorsqu’on avait suscité la curiosité du jeune homme, celui-ci était un auditeur patient et très bon public.
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