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 Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]

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Élaina Aryendale
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MessageSujet: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   Dim 23 Sep - 18:54

Sept années terriennes environ avant cette histoire, Élaina Aryendale avait l’immense honneur et privilège de servir l’Empire Gibraen en tant que lieutenant d’astrogation à bord du Preux Chevalier, l’un des rares et prestigieux croiseurs de combat à équipage vivant. Ces bâtiments existaient uniquement dans le but de consoler les vieux réactionnaires les plus virulents de l’Empire. Élaina en faisait partie, même si elle n’avait que vingt-six ans à l’époque. Elle croyait dur comme fer qu’aucune machine ne pouvait remplacer le plus efficace des Gibraens. Elle avait étudié brillamment dans l’une des plus prestigieuses écoles d’officiers de l’Empire et avait, par la suite, gravi les échelons à une vitesse vertigineuse. Elle avait même rencontré et épousé un Gibraen charmant du nom de Shion Carrendale. Elle était le modèle de la femme militaire émancipée et épanouie. Bien sûr, il y avait beaucoup de défauts dans le système de l’Empire, mais il en valait un autre. Bien sûr, la tendance Gibraenne à l’expansion était un peu excessive, mais elle donnait un travail et de l’espoir aux jeunes comme Élaina. Mais ce qu’Élaina découvrit à ses dépens, c’était que la guerre était beaucoup plus jolie lorsque les pertes étaient essentiellement matérielles.

L’équipage du Preux Chevalier, comme celui de tous les vaisseaux de l’escadre « vivante », avait revêtu forme humaine car c’était la plus adaptée au contrôle du croiseur de combat. Élaina jeta un œil à ses instruments pour vérifier la trajectoire du vaisseau et de toute l’escadre par la même occasion, puis elle leva les yeux sur le plus grand visuel du pont qui montrait un plan rapproché du Fier Combattant, le vaisseau vice-amiral de l’escadrille. Elle ne put s’empêcher de sourire et d’avoir une pensée pour son mari qui était capitaine de vaisseau à son bord. Aujourd’hui, elle ne tremblait pas pour lui. Aujourd’hui, il n’y avait pas de combats, juste une patrouille de routine pour l’escadre.
Sous forme humaine, Élaina avait l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’année. Son corps était élancé et musclé comme celui d’une belle guerrière qui a suivi un long et rigoureux entraînement. Elle était par ailleurs adepte du combat à mains nues autant que du tir au laser ou au pulseur et entraînait la forme physique de son corps humain qu’elle aimait autant que sa forme de louve de Karraktep pour son agilité, sa grâce et son équilibre. Il fallait dire que de ce point de vue, la nature l’avait gâtée. Son corps à la fois féminin, puissant et souple lui permettait d’en faire à peu près ce qu’elle voulait, autant de spectaculaires pirouettes que de violents coups de pieds et que de charme à son mari. Elle avait d’ailleurs un joli visage, fin et un peu pointu, des lèvres bien dessinées, un nez parfaitement droit et des yeux bleus chargés de cils. Son teint doré s’harmonisait avec sa chevelure blonde, effilée et déstructurée. Elle donnait l’impression d’une beauté classique, quoiqu’un peu sauvage. Son charme était souvent un sujet de plaisanterie sur le Preux Chevalier tant il était reconnu et apprécié de tous. Élaina était un peu la coqueluche de l’équipage. D’origine modeste, Élaina n’avait cependant pas la grâce ni le vocabulaire d’une grande dame, ce qui la rendait encore plus attachante aux yeux des matelots. Sur le pont, les jurons qu’elle laissait parfois échapper avaient le don de faire sourire et détendre la plupart des officiers. Il fallait dire qu’un petit « merde » prononcé de sa voix grave et profonde sonnait plus comme une jolie mélodie que comme une grossièreté.

« Timonier ? »

Le sous-lieutenant Scott donna un discret coup de coude dans les côtes d’Élaina qui cligna des yeux comme si elle venait de se réveiller. Le commandant Clingestone, un homme de taille moyenne à la beauté sévère, avait tourné son fauteuil en direction de la jeune femme et la regardait mi-étonné, mi-désapprobateur, un sourcil bien dessiné haussé. Élaina sentit ses joues rougir.

« Oui, commandant ?
- Qu’en est-il de notre trajectoire ? »

Élaina fut particulièrement fière de pouvoir répondre du tac au tac :

« Nous sommes toujours sur la bonne route, Monsieur, ainsi que toute l’escadre. »

Le commandant eut un léger sourire en coin indulgent. Il fit pivoter son fauteuil vers le visuel principal.

« Parfait. »

Contrairement à ce qu’aurait pu croire un observateur extérieur, Ce qui était parfait, ce n’était pas que le vaisseau suivait la bonne trajectoire, mais plutôt que le lieutenant soit capable de prévoir les questions de son commandant et de regarder par avance les informations dont il a besoin. Le commandant Clingestone était avare en compliment et Élaina rayonnait.
Un cri de surprise s’échappa de la com. Élaina se haussa sur la pointe des pieds pour regarder le lieutenant de communication s’agiter sur son siège et se tourner vers le commandant.

« Commandant ! Nos capteurs viennent de repérer un appareil d’origine inconnue !
- Prévenez l’état-major.
- C’est déjà fait, pacha. »

Clingestone sourit de plus belle. Décidément, l’équipage était dans un bon jour. Un signal sonore indiqua au capitaine de vaisseau que le pont d’état-major entrait en communication avec le pont de commandement. Le visage d’un homme sec, moustachu, aux tempes grisonnantes apparu sur le visuel principal.

« Capitaine Clingestone ? Pouvez-vous m’en dire plus sur ce bâtiment que nous venons de détecter ? »

Le commandant tourna son regard vers le lieutenant de com qui haussa les épaules d’un air impuissant.

« Malheureusement non, amiral. Nous sommes trop loin pour évaluer le tonnage de ce vaisseau, si c’en est un. De plus, sa signature nous est complètement inconnue. Désirez-vous que nous nous approchions pour en savoir plus ? »

L’amiral Reginald caressa doucement sa moustache d’un air embarrassé.

« C’est que nous allons sortir du périmètre autorisé de l’Empire.
- Voyons, amiral, ce n’est pas si grave. Nous agissons pour la sécurité de l’Empire ! »

L’amiral Reginald sourit au capitaine Clingestone. Il avait raison. Le devoir importait plus que la légalité et ce n’était pas l’Empereur qui allait leur reprocher d’être sortis du périmètre de l’Empire afin d’identifier un éventuel ennemi.

« Je vous laisse manœuvrer, capitaine. »

L’amiral mit fin à la communication en souriant. Et le commandant Clingestone prit les choses en main.

« Com, donnez l’ordre à toute l’escadre de dévier par quarante-cinq degrés tribord de la trajectoire initiale. Timonerie…
- À vos ordres, commandant ! » coupa Élaina sur un ton presque joyeux.

Clingestone la fusilla du regard, mais il souriait. Élaina s’assit sur son siège et entra à toute vitesse les coordonnées du nouveau vecteur de déplacement. L’escadre toue entière pivota vers la droite pour sortir du périmètre autorisé. Situé à l’extérieur de la trajectoire et en avant de l’escadre, le Fier Combattant fut le premier bâtiment à sortir du périmètre. Sur le visuel principal, on pouvait voir un schéma du déplacement de l’escadre. Brusquement, le point qui indiquait la position du Fier Combattant clignota puis disparut. Tous les officiers du pont écarquillèrent les yeux, ne comprenant pas ce qui se passait. La disparition du signal d’un vaisseau sur l’écran tactique ne signifiait qu’une seule chose : la destruction totale du bâtiment. Avant même que le capitaine ne le réclame, un plan large apparut sur le visuel. On ne voyait plus trace du croiseur de combat, mais les restes d’une explosion unique. Le Fier Combattant venait de disparaître en fumée avec tout son équipage. Les officiers du pont de commandement du Preux Chevalier, ébahis, tentaient de comprendre ce qui venait de se passer, en vain. Clingestone se racla la gorge, sa voix était rauque et tremblante.

« Lieutenant Francestia, une arme d’une telle portée et d’une telle puissance de feu, aussi rapide ou indétectable existe-t-elle ou peut-elle exister ? »

Le lieutenant tactique nageait dans la même incompréhension que ses collègues.

« Je l’ignore, commandant, même si cela me paraît… inimaginable. »

Le commandant s’enfonça dans son fauteuil et ferma les yeux, s’efforçant de réfléchir. De son côté, Élaina peinait à réaliser que son mari venait de mourir si subitement. Elle avait toujours les yeux écarquillés et la bouche entrouverte. Le sous-lieutenant Scott lui lança un regard peiné. Un signal sonore retentit sur le pont et le visage tendu de l’amiral Reginald apparut sur l’écran de com du commandant.

« Avez-vous une idée de ce qui se passe, capitaine ?
- Pas la moindre, amiral.
- Il semble improbable que le bâtiment que nous avons détecté nous ait attaqué…
- Et pourtant…
- Écoutez, capitaine, cela ne ressemble pas du tout à une attaque ennemie. »

Le commandant lança un regard à la fois inquiet et intrigué à l’amiral.

« Vous savez quelque chose, amiral ?
- Non, je ne sais rien, je ne peux que supposer et… »

L’amiral essuya promptement une goutte de sueur qui coulait sur son front.

« Cela ressemble beaucoup à un système…
- D’autodestruction… »

Le murmure du lieutenant tactique fut parfaitement audible sur le pont plongé dans un silence mortel. Même l’amiral l’avait entendu et hochait la tête d’un air sinistre.

« Com, à tous les vaisseaux ! aboya le Commandant. Revenez sur la trajectoire initiale immédiatement, je répète, revenez sur la trajectoire initiale ! »

Mais il était déjà trop tard pour trois croiseurs qui explosèrent en sortant du périmètre de l’Empire. Clingestone serra les dents.

« Stupides machines… » grinça-t-il.

Mais bien plus qu’aux machines, Clingestone en voulait à ceux qui les avaient programmées et qui avait « oublié » de prévenir les équipages de ce qui leur attendait s’ils sortaient de la limite autorisée. Mais tandis que l’escadrille manœuvrer pour essayer de sauver in extremis un maximum de vies, le lieutenant de com poussa une nouvelle exclamation de surprise.

« Commandant ! Le bâtiment que nous venons de repérer a bougé ! Il accélère et il est suivi de deux, quatre, non ! Un bataillon entier ! Leur signature a changé, ce sont des vaisseaux de guerre Cardosiens ! »

Quasiment tout le pont sursauta à cette nouvelle. Le lieutenant tactique éleva doucement la voix.

« Les Cardosiens sont nos alliés, n’est-ce pas, pacha ? »

Clingestone ne répondit pas. Il avait la mine sombre.

« Informez l’amiral. »

Le silence retomba sur le pont. Le visage de l’amiral réapparut sur l’écran de com du commandant.

« Retraite générale ! Et dépassez les limites vitesses autorisées si nécessaire, ordonna l’amiral.
- Vous n’avez pas peur d’exploser amiral ? fit Clingestone avec un sourire carnassier. »

La lèvre inférieure de l’amiral frémit de fureur et la communication fut coupée.

« Timonerie ! Vous avez entendu ?
- Oui… Pacha. »

La voix étranglée qui lui parvint le fit frémir et il se rappela qui était son lieutenant d’astrogation. Clingestone se pinça les lèvres et préféra ne pas retourner son fauteuil pour voir le visage ravagé de douleur d’Élaina.

« Ils nous rattrapent ! fit la voix fiévreuse du lieutenant com.
- Merde… »

Il était très rare de voir le commandant jurer et cela prouvait à quel point la situation était critique. Clingestone commençait à comprendre ce qui se passait. Ils étaient tombés dans une embuscade. Les Cardosiens avaient attendu bien sagement leur arrivé en se plaçant hors de portée des capteurs (excepté un vaisseau). Ils avaient brouillé leur signature afin de les intriguer et de les amener à sortir du périmètre autorisé. Puis, les Cardosiens n’avaient plus qu’à mettre à profit la déroute des croiseurs de combats pour attaquer. Bien sûr, tout cela paraissait impossible lorsqu’on savait que les Cardosiens étaient des alliés de l’Empire Gibraen et qu’il était improbable qu’ils sachent que les vaisseaux de la flotte Gibraenne était équipé de système d’autodestruction alors que les équipages eux-mêmes l’ignoraient. Mais Clingestone s’y connaissait en tactique, pas en politique, et la configuration actuelle était on ne peut plus claire.

« Ils ont envoyé leurs premiers missiles, pacha.
- Répliquez donc, Monsieur Francestia.
- À vos ordres, Monsieur. »

Le lieutenant tactique eut un semblant de sourire et se mit au travail tandis que la maintenance plaçait tout le bouclier sur l’arrière du vaisseau et Élaina poussait les réacteurs à l’accélération maximale. La première salve de missiles n’atteignit pas le vaisseau-amiral de l’escadre. Il n’en fut pas de même pour les quatre autres vaisseaux restants. L’un d’eux fut touché au pont et partit à la dérive. Il ne fallut pas longtemps à l’ennemi afin de le détruire complètement. La seconde salve, plus fournie, transperça les défenses actives de Francestia et abîma un réacteur et les capteurs du Preux Chevalier. Tout contact fut coupé entre le vaisseau-amiral et les autres bâtiments de l’escadre. La troisième salve fit hurler les alarmes d’avarie. Et la quatrième déclencha celle d’évacuation d’urgence. Bien sûr, l’équipage du Preux Chevalier était aussi compétent que fier et droit, mais il ne pouvait pas faire face à ce qui se passait. Clingestone, frustré et malheureux, ordonna l’évacuation.

Tous les officiers du pont quittèrent leur poste dans un silence tendu. Clingestone sortit le dernier du pont, même si cela était contraire au règlement, afin de s’assurer qu’aucun retardataire ne resterait bloqué derrière lui – il n’aurait pas pu le supporter.
Tout l’équipage du Preux Chevalier se dirigeait vers les hangars d’appontage pour rejoindre les navettes de sauvetage dans un calme relatif. Lorsque Clingestone et ses officiers s’intégrèrent à la foule de matelots, tout était calme dans les premiers niveaux. Avec une chance insolente, l’opération d’évacuation – au moins elle – serait réussie. Le Preux Chevalier, bien que plus en vaine que les autres vaisseaux de l’escadre, n’eut pas cette chance. Tout se précipita lorsque les officiers du pont de commandement retrouvèrent ceux de l’état-major, mené par l’amiral Reginald, encadré par quelques fusiliers qui assuraient sa protection. Le capitaine Clingestone s’approcha de l’amiral, les sourcils froncés.

« Je suis heureux de vous voir vivant, amiral.
- Même chose pour vous, capitaine. Mais pour combien de temps enco… »

Une explosion ravagea le couloir, tuant la plupart des officiers d’état-major, piégeant les autres. L’amiral l’avait échappé belle et se trouvait à présent avec les officiers du pont. Le capitaine Clingestone l’aida à se relever tout en marmonnant :

« Et bien il va nous falloir trouver un autre chemin pour atteindre les navettes de secours… »


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MessageSujet: Re: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   Dim 23 Sep - 18:54

Les officiers firent demi-tour et repartirent vers l’ascenseur en courant. Il n’y avait plus de procédure de sécurité qui tenait : il fallait dégager et au trot. Ils retournèrent au niveau supérieur et parcoururent un couloir en piteux état. Sans crier gare, un morceau de plafond tomba et écrasa trois malheureux officiers. Le sang qui avait giclé en disait long sur leur sort et leurs camarades durent les abandonner à contrecœur. Ils empruntèrent un nouvel ascenseur pour redescendre au niveau des hangars… Et pour faire face à un nouveau couloir en feu.
Clingestone serra les dents. Il y avait encore d’autres chemins pour aller aux navettes, mais lesquels étaient encore sûrs ? Ils n’avaient pas le temps de tous les explorer. Il fallait trouver une autre solution.

« Nous ne pouvons plus traîner, dit-il. Je vais mener un détachement jusqu’à l’armurerie et nous allons prendre des combinaisons pendant que les autres resteront ici. Scott, Francestia, Aryendale, venez avec moi !
- Je viens aussi, déclara durement l’amiral Reginald.
- Mais, amiral…
- Ne soyez pas stupide, capitaine. Aucun endroit dans ce vaisseau n’est sûr et rester ici sans rien faire me rendrait malade. »

Le capitaine hocha la tête en se mordant la lèvre inférieure. Les cinq officiers s’engouffrèrent dans l’ascenseur pour descendre au niveau inférieur dans une ambiance tendue. Le sous-lieutenant Scott jeta un œil à son supérieur hiérarchique direct. Élaina se tenait droite comme un i, inexpressive, les lèvres obstinément serrées et silencieuse comme la mort. Proche d’elle, il comprit avant tous qu’elle ne serait plus jamais la même femme. Et il le regretta amèrement. Il posa discrètement sa main sur son épaule et elle ne sembla même pas le remarquer.
La porte s’ouvrit sur un couloir désert et plongé dans une obscurité oppressante. Les officiers avancèrent prudemment. Au bout de quelques minutes, ils tombèrent sur un tournant ravagé. Ils durent enjamber en frissonnant le corps d’un soldat au crâne écrasé par une poutre métallique, ils, croisèrent d’autres corps étendus et des hommes empalés sur les parois… Ils atteignirent l’armurerie après cette macabre traversée, leurs visages blêmes et lugubres. Ils emportèrent les combinaisons de leurs mains tremblantes et retournèrent à l’ascenseur afin de rejoindre leurs collègues.
Lorsque la porte s’ouvrit, Clingestone, Reginald, Aryendale, Francestia et Scott ne virent le sourire de soulagement des officiers qui les attendaient que pendant une fraction de seconde. La suite fut une explosion écarlate qui souffla les survivants. Un éclat de métal se planta dans l’épaule droite de Clingestone dont les yeux s’exorbitèrent et tous les muscles se crispèrent sous l’effet de la douleur. Mais il parvint – à grand peine – à s’abstenir de hurler, se contentant d’un sourd gémissement. Francestia l’aida immédiatement à se relever et s’occupa même d’enlever le corps étranger. Clingestone grogna, son visage blanc et couvert de sueur, visiblement désapprobateur. Les officiers, malgré l’horreur, les blessures, la douleur, enfilèrent leurs combinaisons afin d’affronter le feu et le sang. Au bout du couloir – ou de la fournaise – il y avait le salut. Par miracle, ils réussirent à pénétrer dans une navette, à la faire décoller et à s’enfuir. Mais ils se rendirent également compte avec horreur, plus tard, qu’ils étaient les seuls survivants de l’escadre « vivante ».

***


La désagréable sonnerie de début de quart raisonna dans la chambre et le sous-lieutenant Scott ouvrit les yeux avec difficulté. Ce bourdonnement agressif n’avait rien à voir avec celui du Preux Chevalier et rappelait au jeune homme sa nouvelle affectation à chaque réveil. Fini les voyages stellaires, fini l’astrogation. Maintenant, il faisait partie de ces milliers d’officiers anonymes qui géraient les patrouilles de machines volantes qui sillonnaient le ciel de la petite Gahéa. Il avait l’impression d’avoir rétrogradé, même s’il n’en était rien sur le papier. Mais tous les militaires savaient parfaitement ce que signifiait une affectation à Gahéa. C’était le bagne. On ne voulait plus de vous, alors on vous mettait de côté ou on vous envoyait au casse-pipe. Pourtant, depuis l’espace, Gahéa avait laissé une très bonne impression au sous-lieutenant Scott. C’était une belle planète multicolore, une planète débordante de vie. Mais une fois arrivé, on lui avait expliqué que, justement, tout ce qui était sur cette foutue planète était bien trop vivant et n’attendait qu’à vous bouffer tout cru. Et on l’avait enfermé dans les murs de la forteresse. Personne ne sortait, trop dangereux.
Et bien Scott n’était pas d’accord. Il avait du mal à imaginer ce qui pouvait être plus dangereux que cette vicieuse dépression qui guettait tous les officiers affectés à Gahéa. En fait, Scott enviait même les habitants de Gahéa. Ces petits fourbes crapahutaient partout sur la planète pendant qu’eux se transformaient peu à peu en vieux ours malades. Scott se fatiguait beaucoup plus à rester assis derrière un ordinateur toute la journée qu’un Gahéaan qui courait dans les Plaines Touffues pour échapper à quelques droïdes, il en était certain.

Le jeune homme frotta ses yeux cernés et se dressa sur son séant. Il s’agrippa à l’échelle du lit et entreprit de descendre à terre. Il s’arrêta à mi-chemin. Son voisin du dessous ronflait toujours. Scott grimaça puis lui donna un coup de pied dans les côtes, sans ménagement. Enfin, il se laissa glisser à terre et attrapa son uniforme qu’il enfila promptement. Puis il sortit de la chambre.
Scott, plus encore que la plupart de ses collègues, était fatigué et déprimé. Lui et ceux qui étaient devenus ses amis venaient d’arriver et n’avaient pas encore récupérés du « petit incident technique » comme les médias appelaient l’horrible hécatombe qui avait décimé toute l’escadre « vivante ». On s’était bien dépêché de les faire taire, tous, en les envoyant immédiatement sur Gahéa. Et encore, Scott, Clingestone, Francestia et Aryendale pouvaient se considérer chanceux. D’après les dernières nouvelles apportées par les holo-journaux, l’amiral Reginald était mort d’un « accident cérébral ». Autant que le petit officier s’en souvenait, ce n’était pas la première fois qu’un gradé gênant mourrait d’ « accident cérébral ».
Le jeune homme déglutit et accéléra le pas pour rejoindre son lieu de travail. Il entra dans sa salle de contrôle et s’installa devant son ordinateur. Et c’était parti pour une nouvelle folle journée de ramollissement des muscles et du cerveau…

Le sous-officier Scott éteignit son ordinateur avec une certaine satisfaction. Il s’étira et se leva avant de quitter la salle. Il avait rendez-vous dans un des bars des communs avec le Lieutenant Aryen, Francestia qui avait effectivement rétrogradé, lui, et le capitaine Clingestone. Il parcourut le long couloir et pénétra dans l’ascenseur qui le mena au niveau 3. Dans les communs, il accéléra le pas, pressé de retrouver les seuls visages qu’il trouvait agréables. Mais il arriva le premier au petit bar sombre où ils avaient l’habitude de boire un verre ensemble. Il prit un haut tabouret et commanda une boisson en attendant ses collègues. Il pensa à eux avec tristesse. Il y avait Francestia, qu’on avait fait rétrograder car il s’était montré trop bruyant à propos de l’affaire de « l’incident technique ». Le capitaine Clingestone était physiquement très diminué à cause de sa blessure, mais ce n’était rien à côté de son moral. Et… Non, Scott préférait ne même pas penser à Aryendale.
Élaina avait beaucoup trop changé. Elle était toujours aussi belle, parlait toujours grossièrement – plus qu’avant en fait. Mais elle était devenu moins drôle, plus violente, plus brutale. Avant, elle ronchonnait pour jouer. A présent, elle était réellement constamment de mauvaise humeur ou en colère. Elle s’énervait pour peu, insultait violentait. Parfois, elle frôlait l’insubordination avec ses supérieurs. Scott ne l’avait pas vu une seule fois joyeuse depuis qu’ils étaient sur Gahéa. Lorsque Scott, Francestia et Clingestone se disaient qu’ils étaient malheureux, dès qu’ils voyaient Élaina, ils culpabilisaient. Élaina était impulsive, colérique, souvent sarcastique et elle ne pouvait s’empêcher de se montrer désagréable avec tout le monde. Certains disaient qu’elle était folle. Scott, Francestia et Clingestone préféraient croire qu’elle ne l’était pas encore. Ils voulaient qu’elle redevienne comme avant. Surtout le pacha, avait noté Scott. Mais son mari était mort, l’Empire l’avait trahie, elle ne pouvait plus faire ce qui la passionnait et elle devait rester enfermer à longueur de journée. Que pouvaient-ils faire pour elle ? Il y avait peut-être une solution…

Francestia arriva au bar, serra la main de Scott et prit un tabouret, suivi de près par Clingestone. Il boitait un peu, sa blessure avait affecté une partie de son système nerveux. Et enfin, Aryendale les rejoignit, toujours aussi tendue, comme prête à bondir afin d’égorger n’importe quelle proie. Ils commencèrent tous à boire leurs consommations dans un silence pesant. Ces retrouvailles étaient une bien maigre consolation. Élaina finit son verre avant tout le monde.

« Et merde ! »

Élaina posa brutalement son verre sur le bar, se leva et partit d’un pas rapide. Scott jeta un œil au pacha. Il avait les yeux brillants et sa lèvre inférieure tremblait. Que ressentait-il en ce moment ? La tristesse de voir l’état du Lieut’ Aryen ? La colère de se retrouver sur cette foutue planète ? Le désespoir de celui qui a été rejeté par sa famille ? Ou la frustration de ne pouvoir rien faire ? C’était peut-être un mélange de tout ça.
Le pacha partit aussi. Francestia soupira.

« Quelle tristesse… On en est à ne plus savoir parler.
- Ce n’est pas une nouveauté, répondit Scott.
- N’empêche… C’est triste.
- Ouais. Tu ne crois pas que le pacha et le lieutenant devraient faire un petit effort, quand même ? »

Francestia haussa les épaules.

« T’as peut-être raison, Scott. T’as peut-être raison…
- On devrait les bousculer un peu, non ?
- Je voudrais bien, mais comment ? »

Le silence répondit à l’interrogation de Francestia.

***


Élaina aurait dû être en train de dormir ou de prendre du bon temps. Lorsque les militaires n’étaient pas de service, ils devaient en profiter un maximum car la pause était toujours trop courte. Mais, à sa façon, elle en profitait. Si l’on pouvait dire qu’elle était capable de profiter de quoi que ce soit depuis sept ans.
La femme Officier avançait prudemment dans le Marais Gluant, ses deux mains agrippées sur un pulseur de gros calibre. C’était une arme lourde et assez impressionnante. Elle était très dangereuse, pour qui se trouvait dans le viseur mais aussi pour le porteur, lorsqu’il ne savait pas suffisamment bien s’en servir. Élaina maîtrisait parfaitement l’engin, mais elle se rendait compte, en progressant dans la boue, que la plus puissante des armes ne suffirait pas à la garder en vie. Elle devait aussi compter sur sa prudence, son habileté, son agilité, son inventivité et sa chance. Elle comprenait mieux, maintenant qu’elle était sur le terrain, pourquoi l’Empire avait tant de mal à conquérir cette planète. Chaque pas était un risque à prendre. Et Élaina préférait n’en prendre aucun. Elle examinait le terrain à chaque fois qu’elle allait poser un pied devant elle. Mais elle ne pouvait pas non plus s’attarder trop sous peine de s’enfoncer dans la vase. Au bout d’une centaine de mètres, elle était déjà épuisée. Son arme et tout son équipement de survie l’alourdissaient énormément.

« Merde ! » grogna-t-elle.

Et sans autre cérémonial, elle envoya valser son pulseur et son sac à dos. Elle retira son armure de combat et la sema dans le marais de la même façon. Il ne lui restait plus que sa combinaison, son uniforme, un couteau, un grappin et un petit laser. Tant pis, elle se débrouillerait avec ça. En abandonnant ainsi un matériel si coûteux, elle avait enfreint le règlement. À son retour à la forteresse, elle allait se faire passer un sacré savon. Surtout si cela arrivait aux oreilles du terrible Commandeur Carthage… D’autant plus qu’elle n’était pas en mission, mais en repos. Mais qu’importait ! Élaina ne pouvait plus rester à tourner en rond dans la forteresse. Il fallait qu’elle prenne l’air, même celui nauséabond du marécage et même au risque de se faire égorger par le commandeur en personne à son retour. Et puis merde ! Ils avaient qu’à le faire plus léger leur putain de matériel !

La progression d’Élaina fut plus aisée, et même si elle ne cessait de ronchonner, elle était un peu soulagée de se déplacer plus librement.
Mais le marais n’en était pas moins dangereux. Élaina se concentrait essentiellement sur ses pieds et le sol instable. Elle avançait un peu au hasard en prenant la direction opposée à celle de la forteresse. Tant qu’elle s’éloignait de ce sinistre endroit, peu importait où elle allait.

Au bout d’un certain nombre d’heures, le sol devint plus ferme et le marais se mua en forêt. Ouf ! Mais à peine remise de sa traversée du marais, Élaina se rendit compte que la traversée de cette épaisse jungle allait être tout aussi difficile et dangereuse.

« Bordel… »

Élaina continua malgré tout. Les branches de l’envahissante végétation fouettaient son visage, ses bras et ses jambes. Elle dégaina son couteau et s’en servit pour se frayer un chemin. Mais la lame était trop courte et les plantes, vicieusement solides. Autant hurler dans le vide sidéral… Elle rangea son couteau et se servit de ses mains pour écarter les branches plutôt que de les couper. Dans le brouhaha que créait la foule de créatures sylvestres qui vivaient dans la forêt de Palashik, Élaina perçut un sifflement proche. Elle baissa les yeux et aperçut une sorte de gros vers couvert d’écailles qui se glissait entre ses pieds. La créature s’éloigna. Élaina, avec une grimace de dégoût, se demanda quelle était cette chose et si elle était dangereuse. Quand elle releva le nez, elle loucha sur le canon d’un blaster. Un pauvre petit blaster qui l’aurait fait bien rire si elle avait eu son armure de combat.

« Putain de bordel de merde. »

Les dissidents qui étaient suspendus aux branches d’arbre, la tête en bas, sautèrent un à un à terre et resserrèrent leur cercle autour de la femme Officier. Élaina n’eut d’autre choix que de lever les mains en signe de rédition.


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MessageSujet: Re: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   Dim 23 Sep - 21:16

Lorsqu’on avait retiré le bandeau des yeux d’Élaina, elle se trouvait dans une sorte de cabane, isolée, dans un arbre. Ses mains étaient toujours attachées dans son dos mais ses jambes et sa bouche étaient libres. Elle pouvait donner des coups de pieds ou appeler à l’aide. Génial. Élaina s’était déjà rendu compte qu’elle ne pouvait pas faire le poids contre les solides hommes qui lui étaient tombés dessus lorsqu’elle s’était mise en rage au moins où ils avaient tâté tout son corps pour vérifier qu’elle ne dissimulait pas d’arme. Mais maintenant qu’elle était toute seule, dans sa cabane, au calme, elle se rendait compte qu’il lui avait épargné le déshabillement complet et qu’ils n’avaient même pas profité de la situation. Cela contredisait tout ce qu’elle avait pu entendre sur les habitants de cette planète. Mais ce détail, en soi, ne la surprenait pas tant que ça.
Élaina se leva de la chaise où on l’avait assise et alla regarder par la fenêtre de la cabane. Elle se pencha et essaya d’apercevoir le sol à travers les feuillages. Quand elle y parvint, elle fut prise d’un vertige et ses jambes se dérobèrent sous elle. Se laissant tomber à genoux sur le sol de la cabane en bois, elle réalisa qu’elle ne pouvait pas envisager de défoncer la porte pour se laissa tomber au sol. Elle avait besoin de ses mains pour sortir de là. Elle jeta un coup d’œil à la porte et constata que de toute façon, elle ne pourrait pas la défoncer. Sous ses airs de modeste bicoque, la cabane était une formidable prison. D’un autre côté, elle était bien plus agréable que n’importe quelle geôle de la forteresse – d’où s’étaient déjà échappés plusieurs dissidents, on ne savait trop comment. Élaina pensa que si elle retournait à la forteresse un jour, elle irait peut-être y faire un séjour… À moins que le commandeur ne préférât lui arracher la mâchoire comme il semblait l’avoir fait à un pauvre gars qui travaillait à présent à la cantine. La jeune femme grimaça.

La porte de la cabane s’ouvrit et interrompit le cours de ses pensées. Plusieurs hommes et femmes entrèrent. Deux d’entre eux la relevèrent et la forcèrent à s’asseoir sur la chaise…

Élaina se réveilla brusquement. Il faisait nuit. Elle était allongée sur une couchette, toujours dans sa cabane. Elle avait mal au crâne et ne se souvenait pas très bien de la veille… Elle portait des vêtements comme ceux des dissidents. Quand l’avait-on déshabillée ? Ah ! Élaina se souvint qu’à la fin de l’interrogatoire, on lui avait donné ces vêtements et on lui avait ordonné de se changer. Élaina s’assit sur son séant et regarda autour d’elle. Quelqu’un était passé pendant qu’elle dormait pour prendre son uniforme. La jeune femme fit un effort pour se souvenir de l’interrogatoire. Oui, elle s’en souvenait. Elle se souvenait de chaque question. Elles portaient toutes sur la façon de s’introduire dans la forteresse. Élaina avait sa fierté, jamais elle n’aurait parlé. Ils ne l’avaient pas soumise à la torture, ni quoi que ce soit d’autre. Il lui avait juste donné une sorte de somnifère particulièrement efficace à la fin de l’interrogatoire. Mais Élaina eut un doute. Est-ce qu’elle aurait parlée ? Après tout, sa fidélité envers l’Empire avait bien changée. Mais la question n’était pas là. Non. La question n’était pas là. Élaina se souvenait de chacune des questions. Chaque question…

« Merde… »

La voix d’Élaina n’était pas hargneuse comme d’habitude, elle était blanche et tremblante. Elle se souvenait de toutes les questions, mais elle ne se rappelait pas une seule de ses réponses. Était-ce parce qu’elle n’avait rien répondu ? Même ça, elle ne s’en souvenait pas ! La jeune femme s’efforça de fouiller tous les recoins de son cerveau, mais elle n’y arrivait pas. Rien à faire. Est-ce qu’elle avait parlé ? S’ils la relâchaient et qu’elle apprenait que quelqu’un s’était introduit dans la forteresse, elle serait fixée. Et tout pouvait lui faire croire qu’on avait l’intention de la libérer : le bandeau sur les yeux, le produit amnésiant… Les dissidents savaient-ils donc qu’ils lui avaient réservé le pire des sorts ?

C’était bien mal connaître les Gahéaans.

Élaina perçut mieux ce qui l’avait réveillé : des bruits de voix. Plusieurs personnes marchaient à présent en direction de l’entrée de la cabane. Élaina les entendaient converser. Il y eut même des rires. Ce n’était pas la première fois qu’elle entendait rire depuis qu’elle était dans sa prison. Une jalousie féroce lui dévora les entrailles. L’ambiance était bien trop joyeuse chez les dissidents…
La porte de la cabane s’ouvrit et le plafonnier s’illumina. Élaina plissa les yeux sous l’effet de la subite luminosité. Des gens entrèrent dans la cabane. Il y avait encore pas mal de ces types grands et costauds (en général), mais il y avait d’autres personnes. Notamment un type blond, grand et dégingandé qui boutonnait un uniforme Gibraen, un large sourire sur ses lèvres. On poussa trois hommes dans la cabane qui avaient les mains liées dans le dos, comme Élaina.

« Scott ! Francestia !… Pacha ?! »

Scott eut un petit rire sans joie tandis qu’un grand gars le poussait à grands coups de paluches dans le dos à l’intérieur de la prison. Francestia eut un bref sourire. Clingestone, lui, détourna les yeux d’un air particulièrement renfrogné.
Le grand blond prit les couchettes que portait un malabar et commença à les installer soigneusement dans la cabane. Il faisait ça soigneusement, comme s’il allait border sa petite sœur avant de l’embrasser et de lui souhaiter une bonne nuit. C’était très curieux à voir. Quand il eut fini, tout sourire, il se frotta les mains avant de déclarer : « voiiiiilàààààà ! ». Tous les dissidents sortirent de la pièce, le grand blond le dernier.

« Bonne nuit ! »

Élaina en sursauta. Les quatre officiers se regardèrent perplexes. Avant de dormir, ils discutèrent longuement et se rendirent vite compte qu’aucun d’eux ne se souvenait s’il avait trahi l’Empire ou non. La jeune femme commençait à saisir la mentalité des dissidents. Elle voyait où ils voulaient en venir. Pour la première fois depuis sept ans, Élaina éclata de rire. Ses compagnons la regardèrent, surpris, mais quelque part, réjouis. C’était un rire en grande partie dû à la fatigue nerveuse, mais c’était malgré tout un rire franc. Élaina trouvait la situation tout à fait amusante.

Leurs bandeaux magnétiques tombèrent au sol, commandé à distance. Ils étaient dans la forêt, tous les quatre. On leur avait enlevé leurs liens et ils ne s’en étaient même pas aperçu. Ces bandeaux étaient d’une curieuse efficacité. On disait que la technologie Gahéaane était rudimentaire. Non, en fait, elle était plutôt subtile et perfectionnée à sa manière…
Les quatre Officiers regardèrent partout autour d’eux pour essayer de savoir où ils étaient. Ils ne reconnurent pas l’endroit. Mais un message avait été accroché sur l’arbre près duquel ils se trouvaient :

« Le traître est parmi eux. Tous les autres sont de fiers et honorables serviteurs de votre Empire. Vous pouvez être fiers d’eux. Cherchez l’intrus. »


Dernière édition par le Jeu 27 Sep - 20:32, édité 1 fois
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Élaina Aryendale
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MessageSujet: Re: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   Jeu 27 Sep - 20:34

Et voilà, n'est fini. =3
Pardonnez le manque de richesse des dialogues de la dernière partie... Mais c'est Élaina. V.v'
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Oscar Arcane
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MessageSujet: Re: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   Ven 28 Sep - 1:20

Hu hu... J'me permets de me valider... ¬¬
En espérant que (avec la propagande du capitaine Carthage) ça va motiver les troupes pour faire des Officiers. ^^'

Voilà, et puis, pour les commentaires, bah je dirais... Vive Honor Harrington! =D
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MessageSujet: Re: Élaina Aryendale, lieutenant air. [ • ]   

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